Un cordonnier, un imposteur et une bonne élève sont dans un bateau…

J’ai de quoi lancer une super offre… mais je n’ose pas.

Hyalinews
5 min ⋅ 20/04/2026

C’est ce qu’on pourrait appeler le syndrome du cordonnier (celui qui est le plus mal chaussé). Chez moi, il s’additionne du syndrome de l’imposteur (celui qui pense être là par erreur et qui attend, terrifié, que vous vous en rendiez compte) et de celui de la bonne élève (celle qui ne sortira rien tant que ça ne sera pas absolument parfait, parce que chaque critique ou remarque sur son travail, elle le prendra pour sa personne. Alors au final, elle ne fait… pas grand chose.)

Rien que du très classique pour les freelances et autres indépendants. Sauf que moi, en démarrant mon activité, je m’étais dit que je ne me laisserais pas avoir (la bonne élève). Après tout, j’ai de la bouteille : ça fait une paire d’années que je roule ma bosse. J’ai fait des formations. J’ai même une certification de consultante indépendante.

En plus, marketer des offres, je sais faire. Et je suis la première à proclamer qu’on ne peut pas attendre le produit parfait pour se lancer… sinon, on n'avance pas. Au pire, il manque des choses ? Les clients feront des critiques ? Ça marchera moins bien que prévu ?

Parfait !

Autant d’occasions d’apprendre, de réajuster et de faire évoluer votre proposition pour qu’elle matche avec vos audiences.

Ce que je dis à mes clients, c’est que ce qui compte le plus, c’est d’avoir une promesse claire et qui répond à une problématique ou une envie d’un public identifié, et qui serait prête à investir. Et encore : si certains points sont fragiles, on peut les travailler, tester et itérer. Fait est mieux que parfait.

Mais ça, c’est vrai jusqu’à ce que je doive m’occuper de ma cliente la plus pénible, la plus exigeante, la plus stressante, la plus indécise : ma pomme (le cordonnier). Mes carnets regorgent d’idées pour me rendre plus visible que je n’ai pas commencées. Chaque post que je rédige pour LinkedIn me prend plusieurs jours, et à peine publiés, je les trouve nuls. Je n’ose pas relire ces newsletters tant j’ai peur que ça me fasse arrêter. Quand je vois que vous êtes aussi peu à vous désabonner, je me dis qu’il y a sans doute une erreur (mais ne partez pas, je suis vraiment trop contente que vous soyez toujours là !).

Parfois, les choses se font d’elles-mêmes, naturellement. J’ai très vite remarqué que, sur beaucoup des projets sur lesquels j’ai travaillé depuis que j’ai lancé mon activité, il y a deux ans, c’était le pilotage.

Même quand ce n’était pas pour ça qu’on faisait appel à moi au départ. Il pouvait être question de stratégie, d’identité, ou même d’opérationnel. On pouvait attendre de moi que je livre des plans d’action, des plateformes de marque, ou des contenus social media ou éditoriaux, quasiment à chaque fois, le sujet du pilotage s'imposait.

D’abord, la question était toute bête : comment est-ce que moi et mes clients pouvions nous travailler avec le moins de frictions possible, et dans le respect de leur identité et/ou de leurs enjeux business? Comment on gère les retours, les validations, les publications?

Petit à petit, ces problématiques finissaient toujours par déborder du cadre que nous nous étions fixé. On se demandait comment faire perdurer la dynamique après la fin de ma mission. Ou alors, comment mutualiser les efforts pour ne pas produire en double et s’inscrire dans une démarche de recyclage et d’économie de ressources et de contenus. Ou bien encore, comment impliquer d’autres personnes dans un plan, sans le diluer, sans affaiblir la marque et sans perdre de vue nos objectifs.

Chaque projet m’a donné l’opportunité d’affiner mes réponses. J’ai passé des heures à réfléchir à des méthodes, des temps forts, des outils et des process. Et aujourd’hui, ce que j’ai sous les yeux tient carrément la route.

Qu’est-ce que c’est ?

Un cockpit avec une vision 360 sous Notion, qui permet un pilotage global et transverse de la communication et du marketing, de la stratégie jusqu’à la production de contenu et l’animation des projets.

  • Il rattache chaque action, chaque campagne et chaque contenu à la stratégie globale et aux fondamentaux de votre identité éditoriale et visuelle.

  • Il donne un cadre qui vous assure que ce que vous faites répond à vos objectifs et respecte l’intégrité de la marque.

  • Il définit des workflows clairs et adaptables à la réalité de votre organisation, qui ont en plus le bon goût d’être collaboratifs et évolutifs.

  • Il propose un calendrier éditorial qui inclut un framework qui vous protège des sorties de route de contenus inadaptés, ou conçus « pour rien ».

  • Il intègre des espaces de veille pour collecter les idées et les bonnes pratiques.

  • Il vous permet de suivre la charge de travail et les goulots d’étranglement.

  • Il est livré avec un accompagnement et du conseil, pour que vous puissiez repositionner vos grands enjeux stratégiques (audit, stratégie, [re] positionnement, plan d’action), et réfléchir à la manière dont vous produisez pour l’optimiser, la rationaliser, l’industrialiser.

(pâtisseries non fournies)

J’ai même une fantastique partenaire, Lucie Chavet, qui peut redonner un coup de frais à votre identité visuelle et créer des gabarits et des templates pour que vous alliez plus loin dans l’industrialisation de votre production de contenus en gardant votre autonomie.

Voilà l’engin

Si je le voyais de l’extérieur, je dirais que, vraiment, mon offre, elle a de la gueule.

Seulement voilà, l’imposteur.

Cet espace, je l’ai bidouillé sur Notion, en piochant dans de l’existant et en le moulinant un peu comme j’ai pu et avec ce que me dictait mon expérience et les retours de mes clients.

Sans formation, juste en y consacrant du temps, en écumant les tutos, et en me trompant beaucoup.

Je suis consultante en communication, pas experte du No Code.

Et puis, il n’est pas parfait. Par exemple, je n’ai pas encore trouvé comment l’exploiter pour faire des reportings simples à intégrer; utiles et exploitables.

N’empêche, il a de la gueule mon (votre ?) cockpit. Sauf que ça fait des semaines que je tourne autour du pot, sans réussir à passer à l’action pour le promouvoir franchement.

Je me dis que ce n’est pas ici qu’on m’attend.

J’ai peur qu’en le packageant, vous ne voyiez que ce qui manque, et pas ce qui est déjà là.

Alors, quand un cordonnier, un imposteur et une bonne élève sont dans un bateau… ce dernier recule, même lorsqu'il a le vent dans le dos.

En plus de me donner une excuse pour vous parler de cette fameuse offre, je voulais surtout profiter de cet email pour vous rappeler qu’il n’y a jamais de moment idéal pour se lancer. Et que la perfection n’est pas de ce monde. Au pire, ça rate, mais vous aurez appris quelque chose.

Alors, qu’attendez-vous ?

Vous voulez en savoir plus sur mon offre dashboard communication ? On en discute quand vous voulez !

Comme je l’ai dit il y a quelques jours sur Linkedin, j'ai envie de faire des portraits de pros de la communication et du marketing.
𝐉'𝐚𝐢 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐥'𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 :
👉 de professionnel .les éthiques et engagés, qui n'ont pas peur de politiser leur pratique de leur métier.
👉 de responsables com et marketing de petites structures, qui ont su mettre en place des actions qui ont de la gueule, avec peu de ressources et de moyens.
👉 de communicant .es et marketeureuses qui ont engagé une transformation de leur service, soit pour l'adapter aux nouveautés du métier, soit pour gagner en efficience.
👉 ou de n'importe qui qui voudrait mettre sa vision du métier en lumière.

Vous êtes cette personne ?


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Hyalinews

Par Carole Brugger

Je suis Carole Brugger, experte en communication et en marketing digital, avec plus de 15 ans d’expérience.

Avec Hyaline, je me suis fixé une mission. J’aide les entreprises à trouver leurs clients en structurant lotre positionnement, et en les rendant visibles, lisibles et désirables sur leur marché.

Du conseil en communication globale jusqu’au pilotage opérationnel de vos projets, je suis à vos côtés pour une communication et un marketing éditorial authentiques, performants et responsables.

Ensemble, construisons des marques fortes, des stratégies de communication sur mesure, des campagnes performantes et des contenus singuliers.