Notre mĂ©tier, câest dâaccompagner les transformations. Nous mettons en rĂ©cit la vision du monde des organisations. Nous faisons en sorte de la rendre visible et lisible et dâentrainer un maximum dâadhĂ©sion. Pour le meilleur, comme pour le pire.
Quand câest le pire qui remporte la bataille de lâattention, on peut vite se laisser gagner par un certain fatalisme. Ă quoi bon quand le «âbusiness as usualâ» se met au service de pratiques de consommation dĂ©lĂ©tĂšres pour les hommes et lâenvironnementâ? Doit-on continuer Ă communiquer alors que le monde est en criseâ?
Oui : le fatalisme nâest pas une fatalitĂ©. Les histoires que nous racontons en tant que professionnels de la communication jouent un rĂŽle clĂ© pour imaginer et construire un futur dĂ©sirable.
Gaëlle Wang en est la preuve.
Elle a rejoint JBK Corporation en 2019, peu aprĂšs son lancement, et ce fut comme si câĂ©tait dĂ©jĂ Ă©crit. Chez JBK, elle ferait de la communication, mais pas tout Ă fait comme tout le monde.
Elle témoigne.
«âMon premier client a Ă©tĂ© le Centre de DĂ©veloppement de lâAgroĂ©cologie, une organisation qui guide les agriculteurs dans leur transition vers une agriculture respectueuse des sols et du vivant. Ce projet nous a permis de mettre un pied dans lâunivers agricole. Jây ai cĂŽtoyĂ© les professionnels, je me suis formĂ©e auprĂšs dâagronomes. Petit Ă petit, une opportunitĂ© aprĂšs lâautre, nous avons bĂąti une vraie expertise, que nous valorisons dĂ©sormais sous la marque JBK Agricomm.
Aujourdâhui, nous accompagnons toutes sortes dâacteurs, qui ont pour point commun dâavoir envie de se tourner vers une agriculture qui cherche des solutions. Nos clients innovent et cherchent Ă sortir des schĂ©mas traditionnels qui arrivent Ă bout de souffle.â»
Le milieu de la com et celui de lâagriculture ne semblaient pas ĂȘtre faits pour sâentendre. GaĂ«lle sâen amuse.
«âCâĂ©tait une bataille de prĂ©jugĂ©s. Du point de vue des communicants, les agriculteurs passent leurs journĂ©es dans les champs avec leurs bottes en plastique. Et eux nous imaginent Ă boire du champagne et Ă manger des petits fours Ă Paris.
Le gap est dâautant plus grand que les agriculteurs ont Ă©normĂ©ment de mal Ă parler de ce quâils font. Mais Ă force de temps passĂ© sur le terrain avec eux, le fossĂ© a fini par se combler. Ils comprennent que notre mĂ©tier, câest bien plus que faire de jolis flyers. Nous parlons leur langage, nous entendons leurs problĂ©matiques, et le rĂŽle absolument primordial quâils jouent dans la compensation carbone et dans la prĂ©servation de la biodiversitĂ©.â»
Mais ces nobles partenariats se heurtent rapidement à la dure réalité du budget. Communiquer, ça coûte.
«âNous sommes perpĂ©tuellement dans la recherche dâun Ă©quilibre entre ce que nous sommes capables de faire et les budgets de nos clients. Ils arrivent souvent en Ă©nonçant une somme, et en nous demandant ce quâon peut en faire. Notre stratĂ©gie, câest de proposer des livrables conçus pour ĂȘtre efficaces. Comme nous sommes autant passionnĂ©s et engagĂ©s quâeux, ça fonctionne. Nous sommes alignĂ©s en termes de valeurs. Ce quâils souhaitent, câest transformer le monde Ă leur Ă©chelle. Câest ce que nous voulons aussi, alors leurs projets deviennent les nĂŽtres.â»
GaĂ«lle Wang et JBK Agricomm sont investies dâune mission.
«âĂ notre niveau, nous essayons de lutter contre lâagribashing. Dans les mĂ©dias grand public, lâagriculteur est trop souvent prĂ©sentĂ© comme la cause. La rĂ©alitĂ© est bien plus nuancĂ©e que ça. Nous sommes convaincues quâen rĂ©alitĂ©, il est la solution. Lâenvironnement et la biodiversitĂ© sont ses outils de travail. Il nâa pas dâautre choix que les prĂ©server. Aujourdâhui, mĂȘme de trĂšs gros acteurs sâengagent. Nous avons par exemple eu lâoccasion dâaccompagner le groupe Martell dans la sensibilisation de leurs viticulteurs Ă lâagroĂ©cologie. Les impacts de ce genre de dĂ©cision sont Ă©normes !
Nous sommes lucides : transformer lâagriculture, câest un engagement business autant quâun engagement environnemental. LâagroĂ©cologie peut ĂȘtre une solution pour baisser les charges dâune exploitation, ou sortir de la dĂ©pendance aux intrants. Ce nâest pas le rĂ©cit que lâon entend en premier, mais pourtant câest bien lĂ le nerf de la guerre. Et si ça permet dâaccĂ©lĂ©rer la transition, on y vaâ!
Ce que nous faisons, câest proposer de dĂ©caler un peu le regard. Ăa a une portĂ©e politique, qui engage toute une constellation de protagonistes, des collectivitĂ©s locales, en passant par les banques, les syndicats. Le consommateur est au centre de tout, mais, en rĂ©alitĂ©, il arrive Ă la fin dâune chaine riche et complexe dont il nâa pas conscience, et câest pour ça que câest autant passionnant.â»
Malheureusement, tous les acteurs de lâagroĂ©cologie nâont pas la force de frappe dâun grand groupe international. Alors, pour les clients plus modestes, GaĂ«lle propose des actions intelligentes et frugales, qui transmettent le bon message au bon moment sur le bon canal.
Vous avez dit responsableâ?
Pendant toute notre discussion, jây ai pensĂ© aussi. Pourtant, GaĂ«lle nâa jamais employĂ© le mot. Probablement parce que pour elle, ça va tellement de soi que câest inutile dâen faire Ă©talage.
«âQuand on accompagne des clients qui mettent en place des initiatives, on va surtout chercher Ă la rendre visible auprĂšs des audiences que ça impacte. On travaille beaucoup avec les publics locaux ou les collectivitĂ©s, par exemple. Les agriculteurs sont trĂšs prĂ©sents sur Facebook ou sur YouTube, alors nous aussi. Nous travaillons beaucoup la presse spĂ©cialisĂ©e et B2B, parce que les mĂ©dias sont friands de sujets terrain, ou dâinitiatives positives. AprĂšs, on conçoit des sites web, et on propose du rĂ©fĂ©rencement naturel. Quand nous accompagnons nos clients sur des sujets Ă©vĂ©nementiels, nous prenons Ă©galement en compte la rĂ©alitĂ© de leur quotidien. Raconter ce quâils font lors dâun salon a du sens, mais câest Ă pondĂ©rer avec ce que ça reprĂ©sente dans lâorganisation de leur activitĂ©.â»
Et quand je lui parle de responsabilitĂ©, GaĂ«lle explique que JBK a quand mĂȘme mis en place des actions : pas de dĂ©placements en avion, mutualisation des espaces de travail, par exemple. Pour le volet digital, JBK Agricomm a fait le choix de travailler avec Infomaniak, dont la dĂ©marche RSE, notamment en matiĂšre dâhĂ©bergement, est raccord avec ses valeurs. Idem pour lâIA : lâagence privilĂ©gie lâusage dâun outil comme Euria plutĂŽt que ceux des principaux acteurs du marchĂ©. Elle rĂ©flĂ©chit aussi Ă monter en compĂ©tence sur un CMS tel que Kirby, pour fournir une alternative Ă WordPress.
Question de cohérence.
La cohĂ©rence ne sâarrĂȘte pas lĂ , parce que JBK Agricomm propose un autre modĂšle Ă ses clients.
«âIl existe un gap entre les grosses agences qui sont un peu des usines Ă gaz pour des plus petits clients et les solopreneurs qui ne peuvent pas toujours adresser toutes les problĂ©matiques de nos clients. Nous, nous avons fait le choix de travailler en collectif. Nous travaillons avec des experts en pointe sur leurs sujets : une attachĂ©e de presse spĂ©cialisĂ©e, des dĂ©veloppeurs, des designers⊠Pour nos clients, câest transparent et efficace. Il nây a pas de couteau suisse chez nous. Uniquement des spĂ©cialistes quâon mobilise Ă la carte et au prix le plus juste.
Pour nos partenaires, câest un peu le grand luxe, parce quâon sâoccupe de la gestion de projet, on a affinĂ© les besoins du client et on arrive avec un brief structurĂ©.
Tout est mutualisĂ©, et tout le monde y gagneâ! Notre agence a huit ans, et nous avons cherchĂ© pendant un certain temps le modĂšle qui fonctionnerait le mieux.â»
Lâhistoire de GaĂ«lle mâa collĂ© un sourire qui nâa pas quittĂ© mon visage de la journĂ©e.
Je le sais, je lâexpĂ©rimente tous les jours, mais voir les yeux de GaĂ«lle pĂ©tiller en racontant son mĂ©tier donne de lâespoir :
Oui, communiquer est utile. Vraiment utile.
Oui, on peut faire les choses bien, avec cohĂ©rence et conviction, mĂȘme quand lâhorizon semble encombrĂ©, et mĂȘme avec des petits moyens.
Ăa fait plaisir, nâest-ce pasâ?
Raconter des histoires change le monde, et câest valable Ă votre Ă©chelle. Vous voulez faire comme GaĂ«lle ?
đ'đđą đđ«đÌđŹ đđ§đŻđąđ đđ đ«đđđšđ§đđđ« đ„'đĄđąđŹđđšđąđ«đ :
đ de professionnel .les Ă©thiques et engagĂ©s, qui n'ont pas peur de politiser leur pratique de leur mĂ©tier.
đ de responsables com et marketing de petites structures, qui ont su mettre en place des actions qui ont de la gueule, avec peu de ressources et de moyens.
đ de communicant .es et marketeureuses qui ont engagĂ© une transformation de leur service, soit pour l'adapter aux nouveautĂ©s du mĂ©tier, soit pour gagner en efficience.
đ ou de n'importe qui qui voudrait mettre sa vision du mĂ©tier en lumiĂšre.
Vous ĂȘtes cette personne ?
JâespĂšre que vous avez pris autant de plaisir Ă lire cette newsletter que moi Ă lâĂ©crire. Si elle vous a plu, nâhĂ©sitez pas Ă la transfĂ©rer Ă toutes celles et ceux que ça pourrait intĂ©resser ! Ăa mâencourage Ă continuer đ. Et si vous voulez en savoir plus sur moi, rendez-vous sur mon site web ou sur ma page Linkedin. On peut mĂȘme boire un cafĂ© (au moins virtuel) si le cĆur vous en ditâŠ
