Kessel

đŸŒ±GaĂ«lle Wang : communiquer pour changer le monde agricole

(Qui a dit que c'était une mauvaise chose que d'avoir de l'ambition ?)

Hyalinews
4 min ⋅ 30/04/2026

Notre mĂ©tier, c’est d’accompagner les transformations. Nous mettons en rĂ©cit la vision du monde des organisations. Nous faisons en sorte de la rendre visible et lisible et d’entrainer un maximum d’adhĂ©sion. Pour le meilleur, comme pour le pire.

Quand c’est le pire qui remporte la bataille de l’attention, on peut vite se laisser gagner par un certain fatalisme. À quoi bon quand le « business as usual » se met au service de pratiques de consommation dĂ©lĂ©tĂšres pour les hommes et l’environnement ? Doit-on continuer Ă  communiquer alors que le monde est en crise ?

Oui : le fatalisme n’est pas une fatalitĂ©. Les histoires que nous racontons en tant que professionnels de la communication jouent un rĂŽle clĂ© pour imaginer et construire un futur dĂ©sirable.

Gaëlle Wang en est la preuve.

Elle a rejoint JBK Corporation en 2019, peu aprĂšs son lancement, et ce fut comme si c’était dĂ©jĂ  Ă©crit. Chez JBK, elle ferait de la communication, mais pas tout Ă  fait comme tout le monde.

Elle témoigne.

« Mon premier client a Ă©tĂ© le Centre de DĂ©veloppement de l’AgroĂ©cologie, une organisation qui guide les agriculteurs dans leur transition vers une agriculture respectueuse des sols et du vivant. Ce projet nous a permis de mettre un pied dans l’univers agricole. J’y ai cĂŽtoyĂ© les professionnels, je me suis formĂ©e auprĂšs d’agronomes. Petit Ă  petit, une opportunitĂ© aprĂšs l’autre, nous avons bĂąti une vraie expertise, que nous valorisons dĂ©sormais sous la marque JBK Agricomm.

Aujourd’hui, nous accompagnons toutes sortes d’acteurs, qui ont pour point commun d’avoir envie de se tourner vers une agriculture qui cherche des solutions. Nos clients innovent et cherchent Ă  sortir des schĂ©mas traditionnels qui arrivent Ă  bout de souffle. »  

Le milieu de la com et celui de l’agriculture ne semblaient pas ĂȘtre faits pour s’entendre. GaĂ«lle s’en amuse.

« C’était une bataille de prĂ©jugĂ©s. Du point de vue des communicants, les agriculteurs passent leurs journĂ©es dans les champs avec leurs bottes en plastique. Et eux nous imaginent Ă  boire du champagne et Ă  manger des petits fours Ă  Paris.

Le gap est d’autant plus grand que les agriculteurs ont Ă©normĂ©ment de mal Ă  parler de ce qu’ils font. Mais Ă  force de temps passĂ© sur le terrain avec eux, le fossĂ© a fini par se combler. Ils comprennent que notre mĂ©tier, c’est bien plus que faire de jolis flyers. Nous parlons leur langage, nous entendons leurs problĂ©matiques, et le rĂŽle absolument primordial qu’ils jouent dans la compensation carbone et dans la prĂ©servation de la biodiversitĂ©. »

Mais ces nobles partenariats se heurtent rapidement à la dure réalité du budget. Communiquer, ça coûte.

« Nous sommes perpĂ©tuellement dans la recherche d’un Ă©quilibre entre ce que nous sommes capables de faire et les budgets de nos clients. Ils arrivent souvent en Ă©nonçant une somme, et en nous demandant ce qu’on peut en faire. Notre stratĂ©gie, c’est de proposer des livrables conçus pour ĂȘtre efficaces. Comme nous sommes autant passionnĂ©s et engagĂ©s qu’eux, ça fonctionne. Nous sommes alignĂ©s en termes de valeurs. Ce qu’ils souhaitent, c’est transformer le monde Ă  leur Ă©chelle. C’est ce que nous voulons aussi, alors leurs projets deviennent les nĂŽtres. »

GaĂ«lle Wang et JBK Agricomm sont investies d’une mission.

« À notre niveau, nous essayons de lutter contre l’agribashing. Dans les mĂ©dias grand public, l’agriculteur est trop souvent prĂ©sentĂ© comme la cause. La rĂ©alitĂ© est bien plus nuancĂ©e que ça. Nous sommes convaincues qu’en rĂ©alitĂ©, il est la solution. L’environnement et la biodiversitĂ© sont ses outils de travail. Il n’a pas d’autre choix que les prĂ©server. Aujourd’hui, mĂȘme de trĂšs gros acteurs s’engagent. Nous avons par exemple eu l’occasion d’accompagner le groupe Martell dans la sensibilisation de leurs viticulteurs Ă  l’agroĂ©cologie. Les impacts de ce genre de dĂ©cision sont Ă©normes !

Nous sommes lucides : transformer l’agriculture, c’est un engagement business autant qu’un engagement environnemental. L’agroĂ©cologie peut ĂȘtre une solution pour baisser les charges d’une exploitation, ou sortir de la dĂ©pendance aux intrants. Ce n’est pas le rĂ©cit que l’on entend en premier, mais pourtant c’est bien lĂ  le nerf de la guerre. Et si ça permet d’accĂ©lĂ©rer la transition, on y va ! 

Ce que nous faisons, c’est proposer de dĂ©caler un peu le regard. Ça a une portĂ©e politique, qui engage toute une constellation de protagonistes, des collectivitĂ©s locales, en passant par les banques, les syndicats. Le consommateur est au centre de tout, mais, en rĂ©alitĂ©, il arrive Ă  la fin d’une chaine riche et complexe dont il n’a pas conscience, et c’est pour ça que c’est autant passionnant. »  

Malheureusement, tous les acteurs de l’agroĂ©cologie n’ont pas la force de frappe d’un grand groupe international. Alors, pour les clients plus modestes, GaĂ«lle propose des actions intelligentes et frugales, qui transmettent le bon message au bon moment sur le bon canal.

Vous avez dit responsable ?

Pendant toute notre discussion, j’y ai pensĂ© aussi. Pourtant, GaĂ«lle n’a jamais employĂ© le mot. Probablement parce que pour elle, ça va tellement de soi que c’est inutile d’en faire Ă©talage.

« Quand on accompagne des clients qui mettent en place des initiatives, on va surtout chercher Ă  la rendre visible auprĂšs des audiences que ça impacte. On travaille beaucoup avec les publics locaux ou les collectivitĂ©s, par exemple. Les agriculteurs sont trĂšs prĂ©sents sur Facebook ou sur YouTube, alors nous aussi. Nous travaillons beaucoup la presse spĂ©cialisĂ©e et B2B, parce que les mĂ©dias sont friands de sujets terrain, ou d’initiatives positives. AprĂšs, on conçoit des sites web, et on propose du rĂ©fĂ©rencement naturel. Quand nous accompagnons nos clients sur des sujets Ă©vĂ©nementiels, nous prenons Ă©galement en compte la rĂ©alitĂ© de leur quotidien. Raconter ce qu’ils font lors d’un salon a du sens, mais c’est Ă  pondĂ©rer avec ce que ça reprĂ©sente dans l’organisation de leur activitĂ©. »

Et quand je lui parle de responsabilitĂ©, GaĂ«lle explique que JBK a quand mĂȘme mis en place des actions : pas de dĂ©placements en avion, mutualisation des espaces de travail, par exemple. Pour le volet digital, JBK Agricomm a fait le choix de travailler avec Infomaniak, dont la dĂ©marche RSE, notamment en matiĂšre d’hĂ©bergement, est raccord avec ses valeurs. Idem pour l’IA : l’agence privilĂ©gie l’usage d’un outil comme Euria plutĂŽt que ceux des principaux acteurs du marchĂ©. Elle rĂ©flĂ©chit aussi Ă  monter en compĂ©tence sur un CMS tel que Kirby, pour fournir une alternative Ă  WordPress.

Question de cohérence.

La cohĂ©rence ne s’arrĂȘte pas lĂ , parce que JBK Agricomm propose un autre modĂšle Ă  ses clients.

« Il existe un gap entre les grosses agences qui sont un peu des usines Ă  gaz pour des plus petits clients et les solopreneurs qui ne peuvent pas toujours adresser toutes les problĂ©matiques de nos clients. Nous, nous avons fait le choix de travailler en collectif. Nous travaillons avec des experts en pointe sur leurs sujets : une attachĂ©e de presse spĂ©cialisĂ©e, des dĂ©veloppeurs, des designers
 Pour nos clients, c’est transparent et efficace. Il n’y a pas de couteau suisse chez nous. Uniquement des spĂ©cialistes qu’on mobilise Ă  la carte et au prix le plus juste.

Pour nos partenaires, c’est un peu le grand luxe, parce qu’on s’occupe de la gestion de projet, on a affinĂ© les besoins du client et on arrive avec un brief structurĂ©.

Tout est mutualisĂ©, et tout le monde y gagne ! Notre agence a huit ans, et nous avons cherchĂ© pendant un certain temps le modĂšle qui fonctionnerait le mieux. »

L’histoire de GaĂ«lle m’a collĂ© un sourire qui n’a pas quittĂ© mon visage de la journĂ©e.

Je le sais, je l’expĂ©rimente tous les jours, mais voir les yeux de GaĂ«lle pĂ©tiller en racontant son mĂ©tier donne de l’espoir :

  • Oui, communiquer est utile. Vraiment utile.

  • Oui, on peut faire les choses bien, avec cohĂ©rence et conviction, mĂȘme quand l’horizon semble encombrĂ©, et mĂȘme avec des petits moyens.

Ça fait plaisir, n’est-ce pas ?

Raconter des histoires change le monde, et c’est valable Ă  votre Ă©chelle. Vous voulez faire comme GaĂ«lle ?
𝐉'𝐚𝐱 đ­đ«đžÌ€đŹ 𝐞𝐧𝐯𝐱𝐞 𝐝𝐞 đ«đšđœđšđ§đ­đžđ« đ„'đĄđąđŹđ­đšđąđ«đž :
👉 de professionnel .les Ă©thiques et engagĂ©s, qui n'ont pas peur de politiser leur pratique de leur mĂ©tier.
👉 de responsables com et marketing de petites structures, qui ont su mettre en place des actions qui ont de la gueule, avec peu de ressources et de moyens.
👉 de communicant .es et marketeureuses qui ont engagĂ© une transformation de leur service, soit pour l'adapter aux nouveautĂ©s du mĂ©tier, soit pour gagner en efficience.
👉 ou de n'importe qui qui voudrait mettre sa vision du mĂ©tier en lumiĂšre.

Vous ĂȘtes cette personne ?

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Hyalinews

Par Carole Brugger

Je suis Carole Brugger, experte en communication et en marketing digital, avec plus de 15 ans d’expĂ©rience.

Avec Hyaline, je me suis fixĂ© une mission. J’aide les entreprises Ă  trouver leurs clients en structurant lotre positionnement, et en les rendant visibles, lisibles et dĂ©sirables sur leur marchĂ©.

Du conseil en communication globale jusqu’au pilotage opĂ©rationnel de vos projets, je suis Ă  vos cĂŽtĂ©s pour une communication et un marketing Ă©ditorial authentiques, performants et responsables.

Ensemble, construisons des marques fortes, des stratégies de communication sur mesure, des campagnes performantes et des contenus singuliers.

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